12.02.2008
Matières à cultiver, Galerie VIA
Bois brut, fibres végétales & design
Sur les pas des univers culinaires, cosmétiques et dernièrement de la mode, le monde du design en France s’essaie au naturel à la Galerie Via.

EDITEUR: KATIE WALKER FURNITURE DESIGNER : KATIE WALKER Crédit photo/Photographer : Katie Walker Furniture www.katiewalkerfurniture.com
L’équipe de la galerie VIA a relevé le défi de rassembler des pièces de design réalisées dans ces matériaux bruts, et que l’on trouve surtout à l’étranger. La majorité des pièces viennent des pays sensibilisés depuis longtemps aux questions écologiques comme la Scandinavie, l’Angleterre ou les Etats Unis, et peu de la France qui prend tout juste conscience de ce qu’est le développement durable, au point de se demander, parfois encore, avec un cynisme contre-productif et bien trop présent à mon goût, si les mots ‘écologique’ et ‘développement durable’ sont une question de tendance ou pas.
Grâce à cette exposition, nous poursuivons notre découverte du champ des possibilités créatives qu’offre le travail du bois massif et des fibres végétales à des fins design. C’est réussi. L’exposition est un vrai succès public, comptant même une journée avec un pic de 400 visiteurs. La prise de conscience du public serait donc une affaire de temps et non un effet de mode. Que les cyniques en prennent de la graine !
EDITION SENTOU, DESIGNER : A4A DESIGN / www.sentou.fr / TITRE/ TITLE : BOOKSTACK 300
Matériaux :Carton recyclé alvéolé. Modules cloisonnés formant des casiers.
Materials : Honeycomb recycled cardboard. Walled compartments forming pigeonholes.
Dimensions par module rangée :H. 48cm x l x 300cm x P 30cm
Or c’est oublier que l’eco-conception de l’objet est originellement motivée par la remise en question d’un mode de consommation jetable et que, c’est bien la recherche d’une relation plus durable entre consommateurs et objets design qui est en jeu. C’est le geste qui compte, ce qu’on fait avec cet objet. Cette consommation vise le long terme et non l'éphémère de la mode ni le beau à la mode, mais du beau qui a du sens. Que font les grandes marques de luxe si ce n’est l’éloge de la durée et du sens ? Elles savent très bien nous faire rêver avec leurs savoir-faire ancestraux transmis de génération en génération, au point même de devenir des marques mythiques comme les marques Chanel (lien vers mon dossier réalisé)ou Hermès, dont le service après-vente vous incite à rapporter votre Kelly pour le faire éventuellement réparer , parce qu’un sac Kelly, c’est pour la vie ! Tour de force à la fois entrepreneurial et éthique. nourri, certes, par le jeu des créations de collections, mais toujours au service d'un savoir-faire certain et d'une exigence de la fabrication. Hermès n’a pas fini de rayonner et s’affirme plus que jamais comme une marque en phase avec l’imaginaire de son époque.
Réintégrer les valeurs attachées à ce qu’implique un mode de vie plus durable, du moins plus soutenable, est le défi actuel des mises en scène de ces objets eco-conçus. Se pourrait-il être l’éloge du ‘ralentir’, voire de la lenteur comme le promeut le Slow Food, qui au-delà de la critique de la malbouffe, promeut un style de vie plus en phase avec le terroir ? Se pourrait-il être aussi l’éloge du partage, de l’appropriation temporaire comme il existe l’auto-partage avec ses émules de plus en plus nombreux, de même que le succès du velib’ le confirme ? Tout comme les publicitaires ont réussi à nous faire adorer le jetable, nous sommes, de plus en plus nombreux, prêts à nous laisser séduire par des univers durables. Je me souviens, lors de la dernière édition de la Semaine de la publicité, des medias et de la communication(mon compte-rendu), de l’appel passionné de Serge Orru, du WWF, aux créatifs de la publicité afin qu'ils se mettent au plus vite à plancher sur ces imaginaires plus durables. C’est une question de temps. Bravo à la Galerie VIA d’y contribuer !
les créations en miniatures, cliquer ici MatieresCultiver.pdf
EDITION : ARTELANO
DESIGNER : PATRICIA URQUIOLA
TITRE /TITLE : LOG
Matériaux :Structure en hêtre naturel ;dossier et assise recouverts de fourrure à d’agneau de Mongolie
Materials : Natural beech frame, back and seat covered in Mongolian lamb fur.
Dimensions :74cm x 75cm x 63 cm assise 33cm
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28.01.2008
L'Innovation sous toutes les coutures
Bonjour,
Ces conférences des Mardis de l'Innovation détonnent aussi grâce à la présentation passionnée et pédagogique de Marc Giget. Les exemples fusent. L'humour est au rdv. Et ce sont 2h30 environ de conférence qui filent sans qu'on s'en aperçoive ! Seules restent l'énergie insufflée, les idées qui se bousculent et la vision des possibles.
Il est encore possible d'écouter ce séminaire par quelques podcasts disponibles :
http://www.cnam.fr/1156328322907/0/fiche___actualite/
Prochain RDV Les Mardis de l'Innovation le 12 février.
15:25 Publié dans GOOD NEWS ! Des bonnes nouvelles du monde! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.01.2008
La pub se remet en question,parce qu'elle le vaut bien !
Un type de publicitaires, peut-être pas nouveau, mais certainement plus visible, émerge. Gildas Bonnel, de l'agence Sidièse, confie que, lors d'un entretien d'embauche, il demande au candidat la définition du développement durable...Un candidat au cursus idéal, mais qui n'a pas su répondre, s'est vu recalé...
Il était temps effectivement de se poser la question du n'importe quoi et de la contre productivité provoquée par les messages verts qui se verdissent pour de faux. A force de subir ces messages incohérents qui, tel des envahisseurs, nous assènent de rêves pas à la hauteur de notre imagination (d'un pot d'échappement s'échappent quelques fleurs!), c'est aussi prendre le risque de malmener le sens de ce qu'est le développement durable, notion déjà assez nébuleuse pour beaucoup. C'est, par ailleurs, le risque de cet effet pervers, celui du rejet pur et simple du message écologique si celui-ci continue de dire n'importe quoi. Pour les annonceurs, c'est le risque de malmener tout simplement leur image à l'heure où la société civile se renforce et denonce les messages menteurs. Sur 15000 publicités visionnées l'année dernière par le Bureau de vérification de la publicité (BVP), 185 d'entre elles véhiculaient un message environnemental. Le message vert fut qualifié, par le BVP, de contestable pour 50 d'entre elles et d'inacceptable pour 11 autres.
La pub, c'est aussi de l'artistique, alors à quand un rêve écologique plus ambitieux que ce qui nous est présenté en ce moment. C'est qu'il ne s'agit pas de mettre en scène des petites fleurs ou des arbres. Le développement durable, c'est un remise en question générale de notre mode de pensée de consommation. A quand des attitudes, des gestes, un relationnel autre sur les écrans ? C'est un défi assez grand pour décupler les forces créatives des teams créatives au sein des agences !
Tous ont insisté, pendant cette manifestation, sur la nécessité de la formation des gens de la pub. C'est en route. De la formation au développement durable pour les directeurs généraux, on voit désormais une augmentation des formations pour les équipes commerciales et marketing. Par ailleurs, les métiers de la communication corporate et commerciale se mélangent du fait d'un désir de stratégie à plus long terme voulu par les directions marketing. Des signes encourageants !
Le secteur bouge ! Ainsi les négociations portent-elles aujourd'hui sur le partage des responsabilités au sein du futur Conseil paritaire de la publicité (CPP) où le BVP, qui représentera l'ensemble des professionnels des médias (les publicitaires représentés par l'Association des Agences-Conseil en Communication (AACC), les syndicats des médias, l'Union des annonceurs (UDA)), s'associera aux organisations environnementales et de consommateurs, le tout sous la modération du Ministère de l'écologie du développement et de l'aménagement durables. La question épineuse concerne notamment la négociation du partage de la responsabilité au détriment des parties prenantes, selon Serge Orru de WWF qui refuse aujourd'hui un statut consultatif, un statut de " strapotin", déplore-t-il, au sein de cette commission qui serait "juge et partie", alors que le BVP avance l'idée d'une "autorégulation évoluée" assez responsabilisante pour les annonceurs. L'entrée de ces parties prenantes dans l'univers de la publicité est une première en France, quelles que soient les modalités. L'expertise des ONG sera ainsi utilisée, entre autres, pour mener à bien des consultations a priori et posteriori des campagnes de pub, tous supports confondus, internet compris. On imagine l'ampleur du défi !
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